Alexandre Compain : entre photos, randos et grands espaces

Alexandre Compain : entre photos, randos et grands espaces

31 janvier 2019 0 Par Mhikes

Nous sommes allés à la rencontre d’Alexandre, co-fondateur de l’agence de communication créative Maison Taste à Grenoble et grand passionné des sports de montagne. Dans cet article, il nous parle de son rapport au sport, de son aventure en solitaire lors du GR5, de la traversée du GR20 avec des amis et de sa passion pour la photo. Un programme alléchant que nous vous invitons à lire sans plus tarder !

Est-ce que tu peux te présenter à notre communauté ?

Je ne suis pas grenoblois d’origine, je suis venu à Grenoble pour mes études. J’ai grandi à l’île d’Oléron où j’ai pratiqué pas mal de sports nautiques, j’y allais tout le temps. Après mon bac je suis allé faire une prépa à Nantes puis je suis arrivé à Grenoble pour deux années à Grenoble INP. Ensuite, je suis parti au Canada, j’ai passé 6 mois à Calgary, puis 6 mois à Paris pour faire mon stage de fin d’étude.

Paris manquait un peu de nature et je me questionnais sur ma carrière professionnelle, j’ai donc décidé de revenir à Grenoble. J’ai réalisé un double diplôme à l’IAE et c’est à cette période que j’ai commencé à découvrir la montagne. J’ai découvert tout l’environnement grenoblois : la grimpe, la rando, l’alpinisme, et j’espère pouvoir essayer le parapente au printemps prochain. J’ai commencé à me passionner pour la photo et la vidéo, comme mon père m’avait initié, puis à développer cette activité professionnellement. Après chaque randonnée et voyage je partageais mes souvenirs visuels, les retours positifs m’ont donné envie de partager ces moments de façon plus large. C’est ce qui m’a amené à créer mon compte Instagram, avec lequel je partage des photos de rando, de paysages et de celles et ceux qui croisent mon chemin – comme lui. Ce sont des paysages que les gens ne voient pas forcément, des endroits un peu moins connus. Je souhaite offrir aux gens la possibilité de découvrir ou de redécouvrir des lieux incroyables, de partager et d’inspirer simplement.

Est-ce que tu peux nous parler de ton rapport à la rando ?

Je ne recherche pas toujours la même chose : parfois effectivement du dépassement physique, le fait de marcher longtemps, avec des dénivelés importants, des conditions météos pas toujours au rendez-vous. Quand j’ai fait le GR5, je suis parti de Nice avec le challenge de faire 250 bornes en 8 jours avec 15 000 m de dénivelé. Il y a le côté aventure car j’étais tout seul en autonomie complète, avec un sac rempli (voir trop rempli) ! Je me disais, j’ai une route devant moi et puis j’arrive à tel endroit, tout seul et je prends juste de l’eau dans les ruisseaux. C’était environ 1 an après que j’ai commencé la rando à Grenoble, c’était un peu la validation finale de mes précédents sorties. J’aime bien faire des randos tout seul parce que tu te retrouves à te sortir de situations parfois difficiles mais c’est à toi de te débrouiller, seul. Tu te sens bien, seul, bercer par le calme de la nature. C’est presque une sorte d’introspection ou de méditation.

La rando à la journée c’est sympa, mais la rando bivouac ça apporte un gros plus. Je préfère partir à 14h, dormir sur place, et revenir le lendemain midi plutôt que de marcher toute la journée. J’apprécie dormir dehors, voir le coucher de soleil et les étoiles, c’est un beau prétexte pour faire des photos du ciel.

Pour résumer, je dirais que ce qui me motive c’est : en prendre plein les yeux, rencontrer la faune sauvage, le challenge, l’aventure, le dépassement physique et la convivialité. Ce n’est pas forcément le même genre de rando mais j’aime partir avec des amis. Par exemple, en 2017 j’ai fait le GR20 : pendant le GR5 j’étais tout seul et je n’ai pas croisé grand monde. Au contraire le GR20 c’était un peu l’usine, j’étais avec tous mes potes il y avait une ambiance de folie et une super dynamique de groupe. On s’était fixé le challenge physique de doubler les étapes, c’était marrant de se tirer un peu la bourre à plusieurs !

Comment vas-tu choisir le lieu de tes randos ?

Cela varie pour différentes raisons : en fonction du temps que j’ai, des personnes avec qui je suis pour adapter le parcours, de la météo et de ce que je veux voir durant cette rando. Quand je suis tout seul je vais plutôt chercher à aller dans des endroits pas très connus, où il n’y a pas trop de topo. Je sais qu’il y a des trucs sympas mais ce n’est pas forcément évident d’y aller. Après, le GR5, ça s’appelle la traversée des Alpes, je voulais juste traverser les Alpes à pied ! Le GR20 c’est parce que je ne connaissais pas la Corse et on s’était motivé avec des potes.. La dernière fois que je suis allé au lac fourchu, c’était la nouvelle lune et je voulais faire un timelapse de la voie lactée : je connais et je sais que c’est un endroit parfait. Si j’ai envie de faire un shooting sur des chamois, je vais me poser le soir au crépuscule et puis je vais me lever le lendemain matin parce que je sais que je vais en voir à ce moment là. Chaque rando offre des surprises : des animaux sauvages, les couleurs du ciel, des cabanes, des lacs. Je regarde des cartes, et consulte les avis de la communauté si j’ai des doutes !

Comment en es-tu venu à capturer les paysages lors de tes sorties outdoor ?

Au départ, c’était juste pour moi, pour avoir des souvenirs. Après, quand je faisais des randos avec des amis, je leur partageais les photos que je faisais. Les photos plaisaient alors j’ai acheté mon premier Reflex, et j’ai commencé à prendre des clichés, puis je ne me suis plus arrêté !

Est-ce que tu as un souvenir particulier en montagne à partager ?

Oui, plusieurs ! C’était les débuts avec un pote, on était à la Dent de Crolles où se trouve une grotte appelée le Trou du Glaz, célèbre pour pratiquer la spéléo. Donc on s’est dit : “ce serait sympa de descendre”. On avait nos baudriers, nos frontales, c’était super beau ! Mais à un moment, il a bien fallu remonter, sauf que nous étions dans un puit de 40 m tout lisse, sans trop pouvoir s’assurer. Bref, un moment de pseudo inconscience duquel nous sommes heureusement sortis indemne avec une belle histoire à raconter et leçon à en tirer !

Quel sera ton prochain voyage ou ta prochaine rando ?


Un trek de 15 jours en Ecosse !

Quel conseil donnerais tu à quelqu’un qui pense ne pas être capable de faire du sport ou qui a peur de voyager ?

De partir avec quelqu’un, l’effet de groupe est très puissant pour se motiver !

Pour toi, c’est quoi l’aventure ?

Sortir de sa zone de confort & partir tout simplement, l’aventure se croise sur le chemin !

Si tu étais un animal, lequel serais-tu et pourquoi ?

Un félin, indépendant et sociable à la fois, et un bon grimpeur !

Un immense merci à Alexandre pour son temps et ce beau moment d’échange autour de sa passion pour les grands espaces et la photographie.

Retrouvez le sur son compte Instagram !

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